ARMOR LUX intermarche : où trouver le règlement officiel et les barèmes ?

3 mars 2026

Femme lisant une affiche légale dans un supermarché moderne

1 500 euros d’amende pour un autocollant ignoré : la sanction n’est pas théorique, elle vise à remettre de l’ordre dans le grand ballet des prospectus. Intermarché, comme d’autres grands distributeurs, se retrouve régulièrement pointé du doigt pour avoir inondé des boîtes aux lettres, malgré la présence du discret mais implacable « Stop Pub ».

Les modalités précises des opérations promotionnelles et les barèmes liés à ces offres ne sont pas systématiquement affichés en magasin, ni mentionnés sur les tracts. Pourtant, pouvoir consulter le règlement officiel n’est pas un privilège : c’est un droit, inscrit dans la législation française et destiné à protéger chaque consommateur.

Ce que dit la loi sur le stop pub : droits des consommateurs et obligations des distributeurs

Le flot de publicités semble ne jamais tarir dans nos boîtes aux lettres. D’après l’Ademe, chaque foyer reçoit en moyenne plus de 26 kg de papier publicitaire par an. Mais depuis la loi du 10 février 2020, la règle du jeu a changé : distribution encadrée, consommateurs protégés, distributeurs responsabilisés. Ce texte de référence impose de nouveaux standards aux marques et enseignes.

L’autocollant « stop pub », lancé dès 2004, n’est pas juste un accessoire. Collé sur une boîte aux lettres, il affiche la volonté claire de refuser la publicité. L’article L541-15-15 du Code de l’environnement transforme ce geste en droit reconnu. À partir de là, particuliers, syndics, entreprises : tous peuvent s’opposer à la réception de prospectus. Seule ombre au tableau, certains règlements de copropriété peuvent interdire la pose de l’autocollant, obligeant alors à trouver d’autres solutions.

Les distributeurs n’ont plus d’autre choix que de s’adapter. Depuis septembre 2022, plusieurs collectivités testent le système « Oui Pub » : seuls les habitants affichant un autocollant spécifique reçoivent encore des imprimés. Bordeaux, Grenoble, Nancy, Sartrouville, Dunkerque… Dans ces villes, la publicité n’arrive qu’à la demande, inversant la logique habituelle.

Respecter le choix du consommateur, c’est désormais un impératif légal. Les entreprises s’exposent à des sanctions sévères : jusqu’à 1 500 € d’amende pour une personne physique, 7 500 € pour une société. Ce nouveau rapport de force redéfinit les relations entre citoyens, marques et publicitaires.

Jeune homme regardant son smartphone devant un supermarché

Face au non-respect du stop pub : démarches concrètes pour signaler et faire valoir vos droits

Recevoir des prospectus malgré un autocollant « Stop Pub », c’est voir sa volonté ignorée, sans détour. Mais ce n’est pas une fatalité. Depuis 2021, la loi ne laisse plus place à l’ambiguïté : amende de 1 500 € pour une personne physique (jusqu’à 3 000 € en cas de récidive), 7 500 € pour une société (jusqu’à 15 000 € si cela se reproduit). L’intention ? Responsabiliser les sociétés de distribution comme Adrexo ou Mediapost, mais aussi les partenaires commerciaux.

Pour agir, il faut d’abord signaler l’infraction. Plusieurs options s’offrent à vous. Le Syndicat de la Distribution Directe met à disposition un formulaire en ligne, accessible à tous. Adrexo et Mediapost, poids lourds du secteur, proposent aussi leurs propres plateformes de signalement. Il s’agit de renseigner la date, le lieu, la nature précise de la violation. Joindre une photo ou un scan peut accélérer l’instruction du dossier.

Si aucune réponse ne vous parvient, il reste la voie judiciaire : saisir le tribunal de police. L’article L541-15-15 du Code de l’environnement constitue la base juridique pour défendre votre tranquillité et faire respecter votre choix.

Voici les étapes à suivre pour que votre signalement ait du poids :

  • Rassemblez des preuves concrètes : photographiez la publicité reçue et l’autocollant bien visible sur votre boîte aux lettres.
  • Déclarez l’incident via le site du distributeur concerné ou celui du Syndicat de la Distribution Directe.
  • En cas d’inaction, portez l’affaire devant le tribunal de police avec l’ensemble de vos éléments.

Le respect du « Stop Pub » n’est plus une faveur consentie, mais une règle imposée par la loi. Désormais, la relation entre citoyens, marques et distributeurs doit s’écrire sous le signe de la clarté et de la considération. Le temps où les prospectus franchissaient les portes sans invitation touche à sa fin. Qui aurait cru que, sur nos boîtes aux lettres, un simple autocollant puisse peser aussi lourd ?

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